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Iahmès Sapaïr : la plus belle statue de la 17e dynastie

Le roi Séqénenré

Bien que nous ne connaissions pas l’origine du conflit entre Thèbes et Avaris, l’affrontement débute réellement avec Séqénenré. Il succède à Sénakhtenré. Nous avons la chance de posséder la momie du roi. Les spécialistes estiment l’âge du défunt à 30-40 ans. Les mutilations multiples et l’expression de grande douleur de la momie prouvent la fin atroce du roi, suite à un combat que l’on peut imaginer violent quelque part au nord de Thèbes (au-delà d’Abydos ?), peut-être lors d’une expédition militaire contre les Hyksos. 

Nous savons, de manière certaine, que Séqénenré eut deux fils : Iahmès Sapaïs et Amosis[1]. Le prince Iahmès meurt durant le règne de son père à l’âge de 7-8 ans à peine. La famille royale semble avoir porté de grands espoirs en cet enfant, si on considère la qualité de sa statue conservée au Louvre, constituant le plus bel exemple de statuaire de la XVIIe dynastie. Son culte posthume sera vivace durant 5 siècles ! Entre Séqénenré et Amosis, règne l’énigmatique Kamosis.

La statue du prince est la plus belle de toute la 17e dynastie. Réalisée dans un calcaire de grande qualité, cette oeuvre prouve l'importance du prince. On confond souvent ce prince Iahmès avec le roi Iahmès (Amasis). Sa famille le pleure comme le précise les textes de la statue.

Kamosis : vers la libération

L’ascendance de Kamosis reste à découvrir. Nous savons qu’il mène une guerre intense contre les Hyksos au nord et au sud contre les Nubiens, il apparaît dans plusieurs annales royales du Nouvel Empire et sa sépulture se situe dans la nécropole dynastique à Dra Abou el Naga.

Kamosis appartient-il à la famille royale de Séqénenré ? Claude Vandersleyen y croit même s’il est impossible d’en définir le lien exact : un frère de Séqénenré, un « cousin » ? On présume aussi qu’il avait une épouse mais la documentation demeure muette. Nous pouvons écarter les hypothèses qu’il soit le père d’Amosis et qu’une corégence ait existé entre Kamosis et Amosis. Il règne pendant 3 ans.  

Claude Vandersleyen, Iahmès Sapaïr, Éditions Safran, prix indicatif : 23 €

Le livre se concentre sur un jeune prince mort en pleine jeunesse, Iahmès Sapaïr dont la magnifique statue repose au Musée du Louvre. L’auteur tente de replacer les éléments du puzzle et le contexte de la XVIIe dynastie, toujours aussi énigmatique pour nous. L’égyptologue s’interroge sur le culte posthume de ce prince qui durera plusieurs siècles ! Après l’analyse, suit un admirable catalogue d’objet et reliefs en référence à Sapaïr. Les photographies de la statue du Louvre (dues au Dr François Gourdon) sont parfaites. Seul regret quand on referme l’ouvrage : l’absence d’une analyse complète de la XVIIe dynastie. 

[1] La forme Amosis est à préférer à la forme Ahmosis que l’on utilise généralement.

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