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Nouvelles découvertes dans la baie d’Aboukir

IEASM vient d'annoncer le résultat de la mission 2021 (reprise du communiqué officiel)

Les fouilles 2021 de l'Institut Européen d'Archéologie Sous-Marine (IEASM), dirigées par Franck Goddio en collaboration avec le Ministère du Tourisme et des Antiquités en Égypte, a révélé des résultats extrêmement intéressants sur le site de Thônis-Héracléion au large des côtes égyptiennes en Méditerranée.

Parmi les découvertes figure une galère ptolémaïque coulée par la chute de blocs de construction du célèbre temple d'Amon quand il fut totalement détruit lors d'un cataclysme au IIe siècle av. J.-C.. La galère était amarrée à un débarcadère dans un profond canal qui longeait la face sud du temple lorsque la catastrophe s'est produite. Les blocs de pierre ont cependant protégé ces précieux vestiges navals en les clouant au fond du canal, qui a été rempli par les débris du sanctuaire. La galère repose sous près de 5 mètres d'argile dure mêlée aux vestiges du temple. Elle a été détectée que grâce à l'utilisation d'un nouveau prototype de sondeur de sédiments. 

« Les galères rapides antiques n’étaien attestées par l’archéologie que par le seul exemple du navire punique de Marsala (235 av. J.-C.). Les navires helléniques de ce type restant eux complètement inconnus sur le plan archéologique jusqu’à cette découverte » explique Franck Goddio. «L’étude préliminaire montre que la solidité de la coque de ce navire long était assurée par des assemblages tenons-mortaises avec des languettes de grande taille et par une structure interne bien développée. On y retrouve donc les principes de la construction navale clasique. Cependant cette galère présente certains traits typiques de l’architecture navale égyptenne, ce qui permet de parler d’un type de construction mixte. Le navire avait un fond plat et une quille platte, ce qui démontre la volonté des constructeurs de l’adapter aux conditions de la navigation sur le Nil et dans le delta. Ces caractéristiques, ainsi que l’évidence de réutilisation de bois indiquent que c’est là qu’il a été probablement construits. Avec une longueur totale qui devait être de plus de 25 m, cette galère présente un coefficient d’allongement (longueur/largeur) proche de 6 pour 1. C’était un navire à rames mais qui était également pourvu d’une grande voile comme l’atteste la présence d’une emplanture de mât solide et développée. » précise Franck Goddio, directeur des fouilles archéologiques sous-marines. 

Sur un autre secteur de la ville, un tumulus s'étendant le long du canal d'entrée du nord-est a révélé les vestiges d'une vaste zone couverte de riches offrandes à connotations funéraires grecques. Ils remontent aux toutes premières années du IVe siècle av. Cette découverte illustre à merveille la présence de marchands et de mercenaires grecs qui vivaient à Thônis-Héracléion, ville qui contrôlait l'entrée de l'Égypte, postée à l'embouchure de la branche canopique du Nil. En effet, Les Grecs avaient été autorisés à s'installer dans la ville au cours des dernières dynasties pharaoniques. Ils ont construit leurs propres sanctuaires près du grand temple d'Amon. Ceux-ci furent également détruits lors du cataclysme. Leurs vestiges sont retrouvés mélangés à ceux du temple égyptien.

D'importants vestiges du temple d'Amon ont glissé dans le profond canal lors d'un glissement de terrain suite à un phénomène de liquéfaction. Ils ont été retrouvés dans un bon état de conservation. Ils témoignent de la richesse des sanctuaires de Thônis-Héracléion, ville maintenant engloutie, à 7 kilomètres de la côte actuelle de l'Égypte.

Pendant des siècles, Thônis-Héracléion avait été le plus grand port d'Égypte sur la Méditerranée, avant qu'Alexandre le Grand ne fonde Alexandrie en 331 av. J.-C. Plusieurs tremblements de terre, suivis de raz-de-marée ont déclenché des phénomènes de liquéfaction des terres provoquant l’engloutissement d'une zone de 110 kilomètres carrés du delta du Nil, comprenant les villes de Thônis-Héracléion et de Canope, redécouvertes par l’IEASM respectivement en 2001 et 1999.

Les recherches archéologiques de Franck Goddio sont soutenues par la Fondation Hilti. 

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